Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

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Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

Message  Et Basta ! le Lun 17 Oct - 22:08


Chris et Daniel Murphy sont deux frères et Chercheurs américains.
Leurs "noms de plume" sont respectivement Veos et Ramose.
Ils ont tous deux écrits des commentaires sur Franz Bardon et le CVIM.
Voici une traduction - autorisée par l'auteur - d'un texte sur Franz Bardon par Daniel Murphy.

Le texte d'origine :
http://www.scribd.com/doc/21613796/A-Perspective-on-Franz-Bardon

Le forum d'origine :
http://forums.vsociety.net/index.php/topic,15084.0.html

Je ne suis pas traducteur professionnel, aussi, je vous demanderai la plus grande indulgence !
Les termes entre crochets [...] sont les termes exacts.
Je me suis permis de temps en temps de traduire un mot par un synonyme plus approprié ou par une expression qui me paraissait plus heureuse, en me souciant néanmoins que cela ne dénature pas le propos ou l'argument. En effet, et tant pis pour nos amis anglophones, la langue française est plus riche en nuances et en précision !


Et Basta !

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Re: Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

Message  Et Basta ! le Lun 17 Oct - 22:11




Une Perspective sur Franz Bardon

par Daniel Murphy / Ramose


Ce qui suit ne prétend pas être une étude autobiographique ou une analyse de la vie de l'adepte tchèque Franz Bardon. Je n'ai pas fait une étude exhaustive du sujet, pour la simple raison qu'une étude exhaustive de cet homme est impossible. Franz Bardon est une des plus mystérieuses figures occultes [magicals] de l'époque contemporaine, il y a autant de fables et d'histoires au sujet de sa vie qu'il y en a à propos d'Aleister Crowley, et on ne sait de certain sur sa vie qu'autant qu'on en sait de celle de MacGregor Mathers. Quiconque prétendant avoir le « scoop » à propos de Franz Bardon devrait être résolument ignoré, et quiconque clamant qu'il est une autorité sur son histoire [his life] n'est probablement bon qu'à l'invention. Dans le dessein d'obtenir un éclairage à propos de cet homme extraordinaire, je n’inclurai que ce que j'estime vérifié et prouvé, mais aussi quelques unes des histoires qui sont basées ou non sur la vérité. Je pense que les deux sont importants si nous voulons comprendre qui était Franz Bardon. Ce document n'est pas un résumé biographique, mais plutôt la perspective d'un étudiant en magie qui a suivi cette méthodologie, en plus d'autres, à propos de cet adepte. Je ne serais pas hermétique [air-tight, dans le sens de « obscur », « voilé »], des noms pourraient être inexacts, ou des événements narrés imparfaitement. Je ne suis pas un universitaire, grâce à Dieu, pas plus que je ne suis un historien. Je suis juste un magicien.


Et Basta !

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Re: Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

Message  Et Basta ! le Lun 17 Oct - 22:16



De Franz Bardon enfant, à Maître Arion

Pour débuter par une inévitable présentation du personnage, Franz Bardon naquit en Tchécoslovaquie dans une ville nommée Opava, le 1er décembre 1909. On ne sait que très, très peu de choses sur les conditions de son enfance. Apparemment Mme Bardon mentionnait dans une lettre à un étudiant que Bardon vint au monde pratiquement mort-né, et que c'est après deux heures de soins attentifs qu'il revint « miraculeusement » à la vie. On dit aussi qu'il est l'ainé d'une solide famille de treize frères et sœurs, tous enfants d'un dévot et mystique chrétien, Viktor Bardon. [l'expression exacte est : a devout Christian mystic. Est-ce un simple épithète, ou un groupe religieux particulier, comme par exemple celui de Deunov ?]

A partir d'ici, toutes les maigres ressources disponibles sur Franz Bardon semblent se scinder en deux voies. Cela est dû à une sorte de confusion [division] dans un groupe d'élèves, chacun croyant avoir la bonne vision. Si l'on en croit la légende, le père de Franz Bardon était un fervent mystique dévoué à Dieu. Ayant épuisé tous les bienfaits de la religion, il aurait prié avec ferveur pour quelque chose de plus, pour que Dieu le guide vers un chemin plus rapide qui le rende plus utile à Ses yeux [available to him]. Par la maitrise [performance] des exercices qu'il a pratiqué, et par la sensibilité qu'une telle dévotion suscite, on dit que Viktor acquit la clairvoyance en plus de pouvoirs magiques. Un matin, il réalisa, tandis que son fils âgé de quatorze ans déambulait dans la pièce, que ce fils n'était plus le sien. Par clairvoyance, il comprit qu'il regardait une toute autre personne.

Cette conviction que Franz Bardon était à présent un quelqu'un de complètement différent fut renforcée alors que la semaine se poursuivait. Non seulement on dit qu'il avait pris une toute autre manière de parler, ainsi que de nouvelles manières et gestes ; mais il changea aussi complètement à l'école. Les enseignants de l'école de Bardon contactèrent Viktor et l'informèrent que d'un seul coup, Franz était devenu exceptionnellement doué, et qu'il montrait des connaissances en sciences qui était loin de sa portée. Son écriture avait changé, son savoir avait soudainement accru, et son comportement était complètement différent. Le temps d'une semaine, il devenait évident que ce n'était plus le fils de Viktor. Malheureusement les détails de cette semaine finissent ici, et nous pouvons seulement imaginer que Franz a peut-être expliqué à son père qui il était et ce qui s'était passé. Le reste de la légende telle qu'elle été relatée par quelques élèves de Bardon, comme Otti Votavova, Dr. M.K. et Dieter Ruggerberg, prétend que Franz devint le gourou de Viktor. L'issue de cette nouvelle relation n'a jamais été établie, et, à ma connaissance, n'a jamais été commentée par quiconque pouvant être considéré comme une source crédible ou un témoin.

Quelques personnes, parmi lesquels des étudiants qui ont testé et vérifié l'efficacité du système de Bardon, soutiennent que ce détail de la vie de Bardon fut probablement une invention de la très zélée Otti Votavova. De quelque façon, il est n'est pas très important que cette histoire soit véridique ou non. D'une part, si nous rejetons cette histoire en la considérant comme fantaisiste, alors nous nous privons d'un des rares morceaux d'informations que nous avons sur la carrière magique de Bardon. De même, si nous rejetons cette histoire, nous n'avons plus d'explication viable sur comment diable Bardon devint un mage si accompli. Comme j'en discuterai plus tard, la profondeur de la maitrise avec laquelle Bardon contraignait de puissants esprits ou énergies n'est pas sans rappeler les mythiques magiciens et sorciers des légendes et des contes de fées.

Il a donc fallu à ces gens trouver d'autres explications à la météorique et précoce maîtrise de la magie de Bardon. Cette thèse cherche par de multiples moyens à prouver que Bardon était un initié normal, ce qu'il n'était certainement pas. [J'ai eu du mal avec cette phrase ! La voici textuellement : This these dogs do by trying to seek out any possible means of making Bardon appear to have been a normal initiate, which if anything else, he certainly was not.] La plus sure et directe approche de cet effort est d'essayer d'identifier qui auraient pu être les « supérieurs » de Bardon, et donc de qui ou non il fut l'élève. Je suis revenu de cette idée et j'ai entendu les plus fantastiques histoires, la plupart à peine plus crédibles que les légendes sur les pouvoirs magiques innés de Bardon qu'ils essayent de discréditer. Selon ces gens, toujours selon leurs propres théories, et rares sont celles qui peuvent se vérifier, Bardon était membre de pratiquement tous les Ordres occultes qui opéraient en Allemagne à cette époque. Quelques unes ne prennent même pas en considération les faits datés de la vie de Bardon, attribuant sa participation à des Ordres qui n'existeraient que longtemps après que Bardon soit cet adepte localement reconnu. On apprend de l'O.T.O., via l'Ordre Universel de Saturne, avec des relents de conspiration [with conspiracy theories] qu'il était un membre possible de la Loge F.O.G.C., laquelle a été diabolisé dans sa biographie controversée « Frabato le Magicien ». Selon ces personnes, il aurait été un Maçon, un Anti-Maçon, il était Rosicrucien, il était un Sataniste, un Païen, un accro à la Magie Sexuelle, et oh ! tellement encore de choses. Accorder du crédit à de telles assertions serait contreproductif même pour la plus petite parcelle de sens commun [drôle de phrase que j'ai peine à rendre ! : even to the most fetal faculties of common sense]. Il est possible qu'il ait été membre de tel ou tel Ordre, et il est établi qu'il avait des correspondances épistolaires avec des membres dirigeants de ces Loges, mais moi aussi, du reste ! Et je n'ai reçu mon entrainement d'aucun d'entre eux, mais je leur suis un peu lié, et à présent je conserve secrètement des relations de travail avec des initiés représentatifs de l'AMORC, du BOTA, de l'EOGD, HOGD, SOL de l'AS, et j'ai des relations amicales et des correspondances avec plus d'un Grand Maître de ces Ordres. La perpétuelle désinformation appelée « Histoire » fera certainement mention, si jamais je devais en faire un témoignage valable, que j'ai reçu ma formation de l'un si ce n'est de tous les Ordres mentionnés précédemment.

Le fond du problème est que les deux personnes qui sont le plus souvent citées comme étant les « professeurs » de Bardon n'ont certainement pas du l'être. Ces deux personnes sont Karl Weinfuter et Ra Omir (Wilhelm) Quintscher. Dans le premier cas, quand Bardon rencontra Weinfurter, il l'avait déjà surpassé et n'avait rien à apprendre de lui. Dans le second cas, nous avons seulement le témoignage de Wilhelm Quintscher Jr., le fils du susnommé. Dans une lettre à Mme Bardon, Quintscher Jr. nous apprend que Franz était agé de dix-huit ans quand il fut présenté à Quintscher Sr., et à cette époque, Franz avait déjà pleinement développé ces facultés magiques. Interrogeant son père sur cet homme mystérieux par la suite, Ra Omir déclara que lui-même et Bardon avaient été de bons amis pendant des siècles, et s'étaient incarnés durant des périodes similaires pour se s'entraider.

Malheureusement, Wilhelm Quintscher avait encore des choses à apprendre. Quand Bardon demanda à Quintscher de cesser leurs échanges épistolaires vu la pression grandissante des autorités nazies, il ne le fit pas. Cette désobéissance a conduit à la capture commune de Mr. Quintscher et de Franz Bardon par les Nazis, durant laquelle ils ont été torturés et interrogés sur l'origine de leurs pouvoirs magiques [for the sake of learning their magical habilities], ou jusqu'à ce qu'ils acceptent d'utiliser leurs pouvoirs pour servir Hitler. Il est aussi mentionné que Hitler désirait savoir où se situaient les 98 autres loges des « 99 » loges Sataniques, peut-être parce qu'il était dans l'illusion de penser qu'en ayant le contrôle politique de celles-ci, il serait capable de les commander. Bardon, nous le savons, a résisté aux interrogatoires et supporté les sévices de façon stoïque. Quintscher, de son côté, perdit son calme dans un de ses interrogatoires et utilisa une formule Qaballistique, sans doute l'une de celles que Bardon lui enseigna, pour paralyser ses bourreaux. Malheureusement, les conséquences pour Quintscher furent tragiques, car quand le sort se dissipa et que les Nazis regagnèrent le pouvoir sur leurs membres, Quintscher fut abattu. Franz Bardon vécu dans un camp de concentration, et son exécution avait été prévu en Avril. Durant cette période d'attente, il servit dans le « Death Detail » [une sorte de service mortuaire], où son emploi était de récupérer les têtes de ceux qui avaient exécutés et de les collecter dans un sac de toile. A nouveau on entre dans le légendaire (comme nous l'avons vu à de nombreuses reprises avec cette histoire), et il est dit que Bardon aurait une confidence très inhabituelle comme quoi il ne mourrait pas lors du jour de l'exécution, car il avait une tâche supérieure à accomplir. Le jour précédent l'exécution, le camp de concentration fut libéré par les forces alliées, et Bardon retourna chez lui.

Après ce détour historique, nous devons revenir à présent au fait qu'il n'avait rien à apprendre de Weinfurt, et qu'il a sans doute plus joué le rôle de professeur qu'autre chose envers Quintscher. Ainsi, si nous écartons la théorie selon laquelle Franz Bardon était ce qu'on appelle un « avesh » ou « entrée spirituelle » [spiritual entry, Murphy parle ici d' « adombrement »], nous voici avec peu de matériel pour expliquer ces prouesses magiques. Ce n'était pas la compétence d'un étudiant sérieux en magie qui se dédie à son art. C'est la compétence de quelqu'un qui a perfectionné cet art durant des siècles si ce n'est plus longtemps.

Revenant brièvement sur les maigres parcelles que nous savons de sa vie juvénile, nous découvrons Franz Bardon comme un mage de quatorze ans avec apparemment ses facultés magiques pleinement développées, un comportement différent, une nouvelle écriture, une personnalité changée et un savoir inexplicable. Le propre fils de Bardon, Lumir Bardon, poursuit l'idée qu'il ait été un Avesh comme explication de sa connaissance, et nous devons assumer le fait que son fils a accès à des informations par son intimité que le chercheur moderne ne pourrait avoir. Lumir rapporte qu'on lui appris, alors qu'il grandissait, que son père (Franz) alors âgé de quinze ou seize ans était employé par la police pour des recherches locales. Même à cette époque sa renommée était telle qu'il était considéré comme une aide fiable pour résoudre les crimes. En particulier, on nous dit que Bardon excellait dans les cas de « Personnes Disparues ». La police donnait une photo de la personne disparue, et après un moment de contemplation, Franz les dirigeait infailliblement vers l'emplacement de la personne morte ou vive.


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Re: Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

Message  Et Basta ! le Mar 18 Oct - 12:43


Qu'est-ce qu'un « Avesh » ?

Comparativement, on sait peu de l'acte d'entrée spirituelle en Occident, et ce pour deux raisons : premièrement, l'Occident n'a pas une culture de l'idée nécessaire de la réincarnation, et deuxièmement, parce que beaucoup des textes-sources de l'Orient ne sont pas accessible au chercheur moyen. Ceci dit, même dans ces cultures qui conservent traces de tels faits, un authentique avesh est un événement rare.

Il y a de nombreuses raisons pour lesquels un avesh puisse se produire. Peut-être que la plus connue est le fait qu'un être particulièrement puissant est soumis aux mêmes lois de réincarnation que n'importe qui d'autre. Si le nouveau corps est utilisé par une incarnation ordinaire, alors le corps astral est ré-assorti [re-outfitted], et les activités du véhicule mental sont supprimés et soumises au cerveau du nouveau corps. Pour ces raisons même les grands âmes, quand elles s'incarnent, devront toujours passer par le même entrainement que quiconque pour retrouver leurs niveaux spirituels initiaux. Ils naîtront, pour la plupart, avec aucun souvenir particulier [no significant memories] de leurs vies passées. Au mieux une âme avancée sera capable de faire en sorte de naître avec quelques capacités magiques, comme la vision éthérique ou la clairaudition, mais toutefois cela n'est pas courant. De telles âmes ne retrouvent leurs états d'alors que vers l'âge de trente ans ou plus. Le bénéfice [momentum, dans le sens de « gagner du terrain », « élan »] des pratiques spirituelles de leurs vies passés les pousse plus tôt et plus vite qu'une personne moyenne, certes, mais il doit toujours y avoir un effort [there is still pushing involved].

Tel n'est pas le cas pour l'avesh. Il advient un complet remplacement de l'identité, une véritable « possession du corps » [body-snatch, mais n'a pas le sens péjoratif de la « possession »]. Cela est nommé Parakaya Pravesh Siddhi, l'entrée volontaire dans un corps, que le corps soit vivant ou mort, et son animation consécutive. Dans le cas d'une telle entrée, l'âme est capable de conserver les dynamiques de ses corps astral et mental. Donc le corps dans lequel un adepte est entré de cette manière sera soudain investi de pouvoirs magiques, et aux niveaux astral et mental, l'adepte sera capable d'utiliser n'importe quelle sorte de magie qu'il aura perfectionnée dans ses précédentes incarnations comme s'il n'était jamais décédé. Il conservera aussi son savoir, et sa personnalité, laquelle représente son identité essentielle.

C'est pour cela que selon les vues de la théosophie, comme celles de nombreux Yogis, Jésus Christ est un exemple d'avesh. Dans cet exemple, les véhicules ont été convenablement préparés pendant quelques temps, et une plus haute forme d'être [higher being] dans l'échelle de la conscience pénétra seule en Jésus, faisant de lui « Le Christ ». D'autres exemples comme Shirdi Sai et Chrowranginath peuvent être examinés fructueusement. Héléna Blavatsky, dans le second volume de « Isis Dévoilée », donne aussi un cas intéressant dans lequel un moine Bouddhiste entre dans le corps d'un nourrisson et l'enfant alors se relève et se met à réciter l'écriture, dans ce cas ce pouvoir est nommé « le mystère du bouddha ». On peut aussi remarquer que le couronnement final de l'adepte de la RR et RC, en plus de la création de la lampe éternellement incandescente [ever-burning lamp], est une forme d'avesh spirituel : l'invocation du Saint Ange Gardien.


Shirdi Sai Baba était un Saint Homme
à la fois pour les musulmans et pour les hindous.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Shirdi_Sai_Baba

Ainsi le problème de savoir si oui ou non Bardon était un avesh est important, car si nous y portons crédit, cela veut dire qu'il était nécessairement un adepte particulièrement avancé. Si ce n'est pas le cas, alors nous sommes forcés de dire que de quelque façon, Bardon devint « magiquement » un grand magicien à un âge outrageusement jeune [outrageously a deux sens : « scandaleux », dans ce cas Daniel Murphy est un peu amer ! ou celui de « grotesque », dans ce cas, il n'adhère pas à cette thèse. Il faudrait lui demander, mais vu l'ironie qui parsème le texte, je penche pour un jeu sémantique sur les deux sens ...]. Les critiques proclament que n'importe qui croyant à cette « nécessaire » entrée de Bardon dans le corps d'un jeune garçon est démesuré [overzealous] dans son amour pour Bardon, et qu'il désire hisser Bardon au statut d'un nouveau Jésus. Et dans ce raisonnement, il y a deux objections possibles [likely errors, mais je trouve que « objections » va mieux]. La première est que le meilleur témoignage que nous ayons, le propre fils de Franz, soutient cette théorie de l'avesh. L'autre est que, à cause de son statut religieux, les gens surestiment la figure de Jésus-Christ.


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Re: Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

Message  Et Basta ! le Mar 18 Oct - 19:14


Franz Bardon et le Problème du Karma

L'argument le plus logique contre la « légende » de l'entrée spirituelle de Bardon auquel je sois arrivé est que, karmiquement, cela n'a pas tellement de sens. Si nous acceptons cette théorie, alors nous devons aussi admettre que Bardon choisit de « prendre sur lui » [work out ?] le karma de l'habitant préablable de ce corps. En effet, selon ceux qui lui étaient proches, c'est la raison pour laquelle Franz fut incapable de se soigner des divers ennuis de santé qui l'assaillirent, et incapable de d'éviter sa mort douloureuse, malgré l'étendue de ses pouvoirs. Bien que cela ne doive véritablement seulement inspirer de la crainte dans le caractère d'un d'un serviteur si désintéressé, apparaît néanmoins une question légitime : cela va-t-il à l'encontre des lois du karma ?

La réponse est non, et pour la simple raison que le karma ne jette pas de malédiction sur celui qui le prendrait sur lui [toujours cette expression de work out, sans doute « liquider », « résoudre », ou « prendre sur soi »]. Le fait que le karma ait tendance à revenir à son créateur est une simple commodité [convenience] de la nature de nos chakras psychosomatiques, dans lesquels nos karmas sont absorbés et emmagasinés. Un phénomène magnétique, qui n'a rien à voir avec une supposé volonté du karma lui-même, comme s'il était une force consciente. Ce karma est logé dans le système nerveux de la personne à la naissance, et imprimé à cet instant sur l'ADN lui-même, n'importe quel corps dont on prendrait possession serait forcé de faire endurer le karma qu'il s'était forgé lui-même à ce moment. Les possibilités pour de telles choses comme des maladies sévères, des changements de personnalité, et d'autres sortes de mauvaises fonctions personnelles, sont encodés dans nos corps à notre naissance. Cela nous amène à déduire qu'une légitime [?] chiromancie ou astrologie ne serait pas capable d'être d'une exacte perspicacité à propos de futurs problèmes.

Bien que en Occident l'idée de liquider [living out] le karma d'une autre personne semblerait ridicule, c'est cependant un aspect pleinement fonctionnel des traditions Orientales, comme le Nath Avatar-Avadhut parampar [un lecteur ou participant nous éclairera peut-être ...] ou la tradition des Bodhisattva chez les Bouddhistes. Dans ces traditions, il n'est pas totalement inhabituel pour un maître de choisir de travailler sur les karmas de certains disciples en supportant leurs karmas eux-mêmes, leur permettant d'avancer vers de nouvelles leçons. Éventuellement, l'élève aura toujours à apprendre la leçon que la répercussion karmique lui destinait ; il n'y a pas de « passe-droit ». Cependant, dans ce laps de temps il sera capable d'évoluer [grow], et dans une incarnation future quand il sera de nouveau confronté à ce karma, il sera plus fort et dans une meilleure position pour en sortir victorieux. Quelques fois cela est possible par une entrée spirituelle, est considérée comme telle [accounted for] dans les traditions yogiques quand un yogi désincarné va temporairement « posséder » une personne pour liquider certains karmas. Dans d'autres occasions un maitre peut directement prendre le karma sur lui, de façon volontaire pour souffrir intensément afin que le bénéficiaire puisse avancer plus loin sur son chemin spirituel. Le sacrifice de Jésus pourrait être envisagé sous cet angle, auquel cas sa terrible [immense] torture et crucifixion pourraient être la conséquence naturelle de toutes ses guérisons. Le karma ne disparaît pas : il est juste transféré.

Tout cela peut nous apporter un éclairage significatif sur les problèmes de santé de Bardon. D'une part, cela pourrait être le fait qu'il ait choisi de liquider le karma du possesseur original du corps, pensant que c'était un bon moyen [a fair trade] d'utiliser ce corps pour écrire ses livres et aider Viktor Bardon. D'un autre côté, il se pourrait que le corps était assez épuré [quite fine], et qu'il ait été en parfaite santé, ce qui n'a pas duré quand il a persévéré à soigner les autres. A mon avis, c'est une combinaison des deux. Il y a une autre option que nous pouvons rajouter à notre pile, celle que Bardon ait prêté serment de ne jamais user de la magie pour son bénéfice. Cela est évident tout au long de la vie de Bardon, dans laquelle il existe de nombreuses situations qu'il aurait pu résoudre avec l'application convenable d'un minimum de force. Non seulement sa piètre santé, mais aussi son emprisonnement et éventuellement sa mort auraient pu ainsi être évités. De même, on nous rapporte que Bardon possédait un manuscrit détaillant exactement comment créer la Pierre Philosophale, et cependant il ne l'a apparemment pas réalisée, puisqu'il passa sa vie entière dans la pauvreté. Ces faits, ainsi, ne sont pas des preuves [testaments] qui vont à l'encontre de ses capacités magiques. Loin de là ! Ils deviennent des preuves de son immense désintéressement et de son puissant sens du service.

Que Bardon souffrit au nom de ses patients est un fait bien connu de ceux qui connaissaient sa personnalité. Lumir Bardon rapporte une occasion où Franz soigna une jeune fille de la Tuberculose, malgré son meilleur jugement. Dans les semaines qui suivirent, sa vie devint un véritable enfer. Il fut confronté au karma de la fille qui se manifestait de nombreuses façons, exigeant que la dette fut payée, si bien que Bardon lui-même fut incapable de continuer ses travaux. N'importe qui peut imaginer le crève-cœur que fut cette histoire, quand il retourna auprès de la fille et lui expliqua qu'il devait lui rendre la TB. Après une explication, elle y consentit et se retrouva avec la maladie à nouveau. Bardon fut ainsi capable de retourner à son travail comme d'habitude, sans l'obstacle ajouté de cette échange karmique particulier.

Une autre histoire nous illustre le point selon lequel Bardon a du prêter serment de ne jamais utiliser la magie à son profit, ou au mieux a accepté de ne pas interférer dans le karma du corps d'une quelconque façon. Une fois, après d'insistantes demandes [consistent pleas] de ses élèves, Bardon créa un médicament alchimique pour ses problèmes d'hypertension [high blood pressure issues]. Il la but, et à partir de ce moment, il eut des problèmes d'hypotension. Il dit à ses étudiants que cela était du à l'interférence avec le karma de son corps, et les assura de ne jamais plus faire une telle chose.

Le pouvoir d'un serment magique n'est pas à prendre à la légère. Bien que la plupart des étudiants renaclent devant ce nom [cringe at the name] (Je ne suis pas de ceux-ci), un exemple pertinent d'un cas similaire nous vient à l'esprit avec Aleister Crowley. Crowley, après avoir reçu le Livre de la Loi, promit toutes ses affections et émotions à la réalisation de ce qu'il appela la Loi de Thélème, et à sa propagation. Il raconte dans son « L'Equinoxe des Dieux, volume IV : Magick » que bien qu'il ait soigné de nombreuses personnes, ses deux mariages ont fini tragiquement ou de façon désastreuse, et qu'il a été contraint de contempler son fils âgé de huit mois dépérir et mourir, incapable de le soigner d'aucune façon qu'il essaya. Il attribua ceci à la rupture du serment qu'il avait auparavant fait à Thélème.



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Re: Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

Message  Et Basta ! le Sam 29 Oct - 21:48


Franz Bardon le Mage

Il est temps à présent pour nous d'avoir un aperçu de la carrière magique de Franz Bardon, en donnant quelques exemples représentatifs du genre d'adepte qu'il était. J'ai fait la rencontre de nombreux prétendus « adeptes » au cours des années, et j'ai lu à propos d'innombrables autres, et la plupart des histoires les plus remarquables ne proviennent pas de tombes médiévales, mais de celles de cette unique vie de magicien moderne.

Franz Bardon nous apparaît comme ayant vécu dans un état permanent de paix digne d'une transe [trancelike peace], de jovialité, et le plus important, habitué aux forces spirituelles. Dans de nombreuses occasions, on se souvient que d'un simple regard dans une tasse de café (qu'il buvait avidement) il citait, correctement, des choses se passant ailleurs et à propos desquelles il ne pouvait rien savoir. Un de ces exemples est particulièrement frappant, issu de l'enfance de Lumir Bardon.

Lors d'un jour d'école, une camarade de classe de Lumir, une jeune fille, perdit son porte-monnaie. Il était apparemment garni, aussi tout le monde chercha à aider la camarade et à trouver le porte-monnaie. Lumir, songeant instantanément (et innocemment) aux pouvoirs magiques de son père, monta sur sa bicyclette et roula jusqu'à la maison de Franz aussi vite que possible. Quand il arriva finalement à la maison, il y entra et il entendit tout de suite l'écho de la voix de son père qui lui dit venant du haut des escaliers : « Je sais pourquoi tu es là. Tout est arrangé, donc tu peux retourner à l'école. » Quand Lumir fut de retour à l'école, on lui dit que la fillette avait retrouvé son porte-monnaie, mais personne ne put dire véritablement de quelle façon cela était arrivé.

Bardon a apparemment montré à plusieurs reprises qu'il était pratiquement omniscient en ce qui concernait les affaires de ses élèves, ou, au pire, qu'il était capable de connaître instantanément n'importe quelle affaire ou processus qu'il souhaitait connaître. Son fils demanda une fois à la bonne pourquoi son père devait partir dans d'autres pays, mais ensuite refusait de dire quoi que ce soit quand il revenait. D'ordinaire la bonne refusait de répondre, mais à cette occasion elle décida de passer outre et dévoila un peu de ce qu'elle savait. Aussitôt qu'elle débuta son récit, une boite d’allumettes sur la table se dressa sur son côté et se mit à danser dans les airs. Une fois qu'ils convinrent qu'ils n'auraient pas du parler de ces sujets, les allumettes retombèrent sur la table. Lumir vit alors que son père avait été alerté de leur conversation, et utilisa les allumettes pour montrer de façon inoffensive qu'il écoutait.


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Re: Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

Message  Et Basta ! le Ven 11 Nov - 14:17


Conformément à la nature des magiciens du passé, le foyer de Franz Bardon est décrit comme un capharnaüm d'attirail magique. Il avait des coffres pleins de talismans, des étagères pleines de teintures et d'élixirs, et une cuisine qu'il avait complètement convertie en laboratoire alchimique. Sur les murs de son étude personnelle étaient suspendues des photographies qu'il avait pris d'élémentaux, en utilisant les techniques qu'il avait décrites dans son CVIM. De ce caravansérail [storehouse] il produira toutes ces médecines et des ces opérations magiques. C'était une véritable arche de la connaissance occulte, un trésor magique. En plus de toutes les choses intéressantes qu'il possédait pour un usage magique immédiat, sa femme nous révèle dans une lettre à un autre élève qu'il avait une bibliothèque personnelle de plus de 960 ouvrages au moment de sa mort. La plupart d'entre eux étaient des manuscrits anciens, dont personne n'est vraiment certain de la manière dont il les acquis.

En ce qui concerne ses travaux avec les esprits, quelques autres informations sont intéressantes. Il est dit que la plupart des nuits, vers minuit, Franz Bardon prenait ses insignes [regalia] et son équipement pour évocations, et qu'il quittait la maison pour un lieu indéterminé. Lumir relate qu'en dépit de ses efforts, il n'avait jamais réussi à savoir où partait son père à une telle heure de la nuit. Ce qu'il a pu apprendre, aussi bien, c'est ce qu'il faisait : l'évocation d'esprits. Il est aussi raconté qu'il ne rentrait qu'à des heures très matinales, et qu'en de telles occasions personne n'était certain qu'il est dormi ou non. En effet s'il pouvait passer des jours sans dormir, on suppose qu'il ne dormait pas du tout, à part un petit somme ici ou là.



Dernière édition par Et Basta ! le Mer 23 Nov - 12:12, édité 1 fois

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Re: Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

Message  Et Basta ! le Mer 23 Nov - 12:11


Cet adepte avait une telle fantastique maitrise des esprits avec lesquels il travaillait qu'il était capable, à volonté, de donner une véritable démonstration de leur existence. Bien que des personnes aient critiqué son livre « La Pratique de l’Évocation Magique », le considérant « inutile », Bardon pouvait donner une ample démonstration. Selon certains de ses élèves, il s'asseyait à la table de sa cuisine, généralement après avoir dicté une partie du livre susmentionné, et dessinait un sceau tiré du livre dans l'air. Presque instantanément il y avait une perturbation électrique dans la maison, et un bruit soudain entrait dans la pièce. La pièce redevenait silencieuse ensuite et Bardon tombait en transe, et une fois sorti de celle-ci, il relatait l'information que l'esprit lui avait donné.

Ceci est un point particulièrement intéressant aux yeux d'un magicien opératif. Quiconque ayant fait une évocation dans les parties denses de l'astral, c'est-à-dire dans l'Archeus [meaning into the Archeus, ???], est familier de ce bruit. C'est une dissonance particulière des éthers qui font l'effet de tambours, pourrait-on dire, à cause de leur fluctuation quand quelque chose est proche de la matérialisation. Il s'ensuit que chaque magicien opératif sait quelle suprême difficulté est l'achèvement d'une telle matérialisation à volonté, ceci étant du aux pouvoirs limités à la fois de l'esprit et de l'étudiant magicien. Il faut de puissants sortilèges, dans le meilleur des cas, pour forcer un esprit à venir complètement à vous ! En plus de cela, cela requiert un assez grand initié pour amener un esprit à un tel niveau de densification qu'il produit un phénomène sonore clairement audible. N'importe quel magicien le sait au fur et à mesure de sa progression, il peut avoir de plus en plus de succès dans la sphère de l'évocation avec des rituels de plus en plus réduits. Le rituel le plus simple qu'on puisse utiliser suppose une qu'on soit familier avec l'esprit qui est évoqué, et qu'on soit un magicien des plus puissants. Pour celui-ci, le cercle est maintenant sa propre aura, et non une représentation externe. Arrivé à un point où on peut invoquer une entité et produire de tels effets sonores simplement en traçant le sceau de l'entité est un accomplissement incroyablement rare. [N'étant pas très au fait des évocations magiques, il se peut que j'ai mal compris et rendu ce passage. Qu'on me le signale alors volontiers !]

La chose qui a rendu Franz Bardon le plus connu dans sa région, cependant, était sa capacité à soigner les personnes de leurs difficiles soucis de santé aux moyens de médecines alchimiques. Cette même pratique, qu'il a poursuivi de façon altruiste [selflessly ?] sa vie entière, était l'excuse utilisée par les gouvernements oppresseurs pour l'arrêter et s'emparer de son matériel. Selon la légende, Bardon pouvait guérir le cancer jusqu'à son second niveau de développement en usant de teintures et d'énergies magnétiques, et quand la peste frappa sa région, il fut le seul « docteur » qui resta dans la zone pour travailler volontairement avec les victimes. En dépit de ce dévouement [service] aux autres, il avait lui-même de nombreux soucis de santé. Il avait une glande thyroïde déficiente, des accès de pancréatite, et une hypotension, chacun d'eux ajouté provoquant des problèmes métaboliques. Ces conditions contribuèrent à la prise de poids graduelle que Bardon connut toute sa vie, épais comme une mine de crayon dans ses jeunes années jusqu'à obèse dans ses dernières années.


Je n'ai pas donné ces exemples pour gonfler l'image de Franz Bardon. Je les ai donnés simplement pour donner une indication de l'adepte qu'il fut, et à quel degré il maitrisa le système qu'il enseigna aux autres. Il est le meilleur exemple de l'exactitude de ces enseignements, et fit la démonstration de la maîtrise des facultés et capacités dont son système permet le développement. Bien qu'il fut torturé et placé dans un camp de concentration où la chirurgie était pratiquée sur lui sans anesthésie, bien qu'il est souffert de terribles et incurables problèmes de santé, bien qu'il ait travaillé sur le karma de ses élèves et de ses clients, bien qu'il fut constamment à dépenser ses propres temps et énergie pour le bien-être des autres et souvent au détriment de lui-même, bien qu'il sut de quelle manière il allait mourir, il était constamment joyeux. Son fils le remarque, « Mon père était toujours prêt pour quelque amusement ». Ses élèves et sa famille atteste de son inextinguible [impervious] joie et sens de la paix intérieure, quelles que soient les raisons valables qu'il ait eues d'être une personne déprimée ou mélancolique. On dit qu'il fut aperçu véritablement triste par son fils qu'en une seule occasion : peu de temps avant sa mort. Cela nous amène au prochain sujet de notre examen.

Et Basta !

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Re: Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

Message  Et Basta ! le Dim 8 Jan - 22:16


La Capture et la Mort de Franz Bardon

On nous dit qu'après la publication de ses livres en 1956, un certain nombre de gens vinrent d'Allemagne pour le rencontrer. Apparemment, il était déjà sous une étroite surveillance de la part de forces politiques variées, à tel point que ces visites sont selon Ruggeberg la cause de l'arrestation de Franz Bardon. On dit que les autorités médicales Tchèques, jalouses de la renommée grandissante de Bardon en tant que guérisseur, le dénoncèrent au gouvernement comme un espion de l'Ouest. Durant cette période les pays communistes étaient extrêmement suspicieux de quiconque avait des contacts avec l'étranger, et c'est pourquoi il est raisonnable de supposer qu'ils se convainquirent de prendre de saines mesures quand elles procédèrent à l'arrestation de Bardon en 1958.

Une autre version dont nous disposons, laquelle nous vient de son fils, nous dit que Bardon et un autre élève furent arrêtés par les autorités pour production illégale d'alcool sans permis, et usage de médecines dites « illégales ». En outre cela est corroboré par d'autres sources, arguant que les autorités trouvèrent que Bardon aurait du payé des taxes sur sa production d'alcool, ce qu'il ne faisait pas, car l'alcool était le produit par une distillation artisanale [home distillation].

En prison, Franz Bardon réclama simplement de sa femme qu'elle lui envoyât un morceau de lard, disant seulement que « il en avait besoin ». Et elle lui cuisina un morceau de lard selon une recette commune, et le lui donna en prison. Presque immédiatement après l'avoir mangé, Bardon se tordit de souffrance dans sa cellule. Cela continua pendant plusieurs heures où il fut ignoré, parce que les gardes pensaient qu'il simulait la douleur pour pouvoir aller dans une clinique ou un hôpital. Après qu'il souffrit encore pendant longtemps, on l'envoya enfin dans un hopital : le même hôpital où travaillait à cette époque l'un de ses étudiants, Dr. M.K. Personne [des ses proches, je suppose] ne fut avisé du départ de Bardon vers cet hôpital, et depuis qu'il avait quitté sa cellule de prison, plus personne n'a jamais vu son corps.

Après sa mort, et d'après les autorités au sujet de sa capture, la maison de Bardon fut pillée par la police. Tous ses talismans et teintures furent confisqués, incluant aussi tous ses livres, les manuscrits sur lesquels il travaillait (comprenant des ébauches de Clés pour la Véritable Kabbale et une large biographie qu'il écrivait), les photos qu'il avait prises, etc. Tous ses anneaux magiques furent aussi saisis, et à ce sujet, personne ne sait ce qu'il est arrivé aux possessions de Bardon. Quels livres furent perdus lors de cette saisie, Dieu seul le sait. Même les vêtements que portait Bardon au moment de son enterrement ne furent pas restitués à la famille [Je ne comprends pas cette phrase, et je m'y suis pris à plusieurs fois ! Voici la phrase : Even the clothes that Bardon was supposedly buried in were not returned to his family. Je ne vois rien d'étonnant à ce qu'on ne rende pas à la famille les vêtements d'une personne enterrée avec ...]. On rapporte que son corps ne fut pas autopsié une fois, mais deux, après sa mort [on est rarement autopsié de son vivant. Enfin, j'espère !]. Pour les funérailles et l'enterrement, le corps était contenu dans un cercueil galvanisé qui ne pouvait être ouvert, et plus personne n'a pu voir son corps. C'est probablement à cause des incidents autour de son arrestation que nous n'avons que peu d'informations viables sur la vie, et aussi sur les pratiques personnelles, de Franz Bardon. Tout ce que nous avons pu conjecturé provient de ouïe-dires venant de personnes qui l'ont connu personnellement. Il mourut à l'âge de quarante-cinq ans le 10 Juillet 1958.


Et Basta !

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Re: Daniel Murphy - "Ramose" : Une Perspective sur Franz Bardon

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