Le Sabbat d'Imbolc

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Le Sabbat d'Imbolc

Message  Invité le Mer 23 Jan - 8:54

Le Sabbat d'Imbolc (2 Février)

« Gloire à toi, Déesse Mère,
En ce jour de fête de la lumière !
Gloire à toi, Dieu père,
En ce jour de festival du feu !
Le printemps arrive
Et l’hiver se retire doucement.
L’obscurité laisse la place à la lumière,
Et du silence de mort, du froid,
Je renais grâce à votre amour chaleureux.
Les bénédictions que j’ai reçues, sont infinies.
Je vous remercie pour toutes celles-ci.
Puissiez-vous m’accompagner
Tous les jours de ma vie.
Ainsi soit-il »








Le froid, la neige, le temps gris et la nuit sont notre quotidien depuis maintenant plusieurs mois, même si, imperceptiblement, les jours rallongent. La fatigue et la lassitude de l'hiver se font sentir ; le soleil et sa chaleur se font attendre. Mais c'est pourtant à cette période que l'on voit l'herbe doucement reverdir et les premiers perce-neige fleurir. L'espoir qui était né au solstice d'hiver devient maintenant visible, devient tangible. La Lumière attendait son heure pour illuminer la matière.

Les petites flammes dans les lanternes, les feux dans les maisons, révélaient une part de ce mystère. La Nature nous encourage à patienter encore un peu, le temps que s'achève la Grande Gestation. Dans les eaux maternelles se développe la Flamme de Vie.

Elle fut d’abord fille, puis femme et la voilà maintenant Mère qui porte dans son ventre, l’enfant de l’amour ; C’est l’espérance des beaux jours qu’elle nourrit dans son sein. Sans cesse elle se transformera et apparaîtra sous la forme de l’astre lunaire, et chaque mois elle éclairera ses pas au milieu de la forêt sans lumière ; Éternellement elle habitera les sources pour lui rappeler que sans elle, il ne serait jamais venu au monde.

La Graine qui est née au solstice d'hiver a grandi dans le ventre de la Terre-Mère. Elle aspire maintenant à sortir de terre, à sortir de la Nuit et à croître de toutes ses forces dans la Lumière Solaire.
Fête de la maternité, de la terre Nourricière ; rappel de notre mère, chaleureuse et bienveillante, qui nourrit et protège l'enfant jusqu'au moment ou, confiante, elle le laisse partir sur les chemins de la Vie. Chemin qui va mener l'homme à la rencontre de la femme, de la Femme qui guidera l'homme sur le Chemin éternel où, l'un comme l'autre, partirons à la rencontre de leurs âmes.

Imbolc à travers l'Histoire:

Dans le passé, la fête d'Imbolc se déroulait aux alentours du 1er février. Dans les civilisations de l'Antiquité, plusieurs fêtes avaient lieu à cette période de l'année, à cette date là ou bien proche de celle-ci.

Dans la Grèce antique se déroulait la fête de Proserpine, la femme de Pluton, dieu des enfers, que l’on honorait par des courses aux flambeaux. On retrouve aussi cela dans la mythologie grecque, dans le mythe de l’enlèvement de Perséphone à sa mère Déméter par Hadès.

Les Romains célébraient une fête majeure au mois de février : les Lupercales ou Lupercalia. C’était à l’origine une ancienne fête des bergers, célébrée chaque année le 15 février ; elle avait lieu en l’honneur de Faunus, révéré sous le nom de Lupercus. Son but principal était d’assurer la fertilité des champs, des troupeaux et du peuple et d’écarter les loups, lupi, des troupeaux. Les célébrants se rassemblaient au Lupercal, une grotte sur le mont Palatin où Romulus et Rémus avaient, disait-on, été recueillis et nourris par une louve.

Les Luperques, prêtres qui officiaient au cours de ces fêtes, sacrifiaient des boucs et des chèvres. Puis, nus et vêtus seulement d’une partie des peaux des boucs sacrifiés, ils couraient à travers les rues de Rome en frappant avec des lanières de peaux des animaux sacrifiés tous ceux qu’ils rencontraient, en particulier les femmes, qui se plaçaient elles-mêmes sur la trajectoire des coups car ceux-ci étaient réputés rendre les femmes fertiles. L’acte de courir était une purification symbolique du territoire, et les lanières étaient appelées februa, «moyen de purification ». Le mois où la cérémonie avait lieu était appelé februarius, le temps de la purification, et qui donnera dans le langage moderne, février.

Chez les Celtes, on trouvait également un rite lié à la purification. L’hiver tirant à sa fin en février, on célébrait la fête d’Imbolc, le 1er de ce mois. C’était une fête de la purification par l’eau, pour s’assurer fertilité et fécondité avec le retour de la vie en cette fin d’hiver. Imbolc symbolise les prémices du printemps, le retour de la lumière, mais aussi la gestation et les forces cachées. Cette fête, qui venait après la fête de Samain, était la deuxième des quatre grandes fêtes de la religion Celte. Elle est associée à la Déesse du feu Brighid depuis des temps très reculés. Brighid est aussi la déesse de l’inspiration, du tissage, de la poésie, de la sagesse, de la fertilité, de la guérison, de l’art des sages-femmes, de la réflexion, de la méditation, de la recherche, de la forge, des arts du feu, du foyer, de l’intelligence….




Imbolc et l'Année celtique :
Le cycle annuel de notre planète fait se succéder quatre saisons qui ont leurs répercussions à de nombreux niveaux. Les peuples du passé ont su reconnaître ce rythme naturel dans lequel ils évoluaient et ils l'ont marqué en "fêtant" d'une manière ou d'une autre les quatre moments particuliers où le Soleil marque les changements de saison dans sa course.

Les druides, en plus de reconnaître ces quatre moments astronomiques particuliers qui entraînaient un changement tant au niveau de la durée des jours qu'au niveau du changement de température, remarquèrent également l'importance des points médians de ces périodes. En effet, la nature ne réagit au changement de saison qu'au bout d'une période de latence ; et ce n'est qu'au bout d'un certain délai qu'on peut remarquer les prémisses de la saison à venir. Dans cet esprit, on comprend bien que ce n'est pas au moment où le soleil se met à éclairer plus longtemps et à réchauffer un peu plus les terres, que les plantes vont immédiatement surgir. Il leur faut un temps de maturation qui leur permette de réagir au changement climatique.

Ainsi, entre le moment où un changement est "décidé" et le moment où il devient tangible, il faut toujours une période de réalisation, de mue. Il en va de même pour la nature et pour les hommes. C'est pourquoi, en plus de célébrer les solstices et les équinoxes, les Celtes avaient pour coutume de célébrer ces moments particuliers où les premiers signes se font réellement remarquer.
Lors de l'examen des caractéristiques de l'ancienne année Celtique, il est important de rappeler que les anciens Celtes utilisaient un calendrier différent de ce que nous utilisons aujourd'hui.

La preuve de son origine celtique découle principalement des inscriptions inscrites sur des plaques de bronze trouvées à Coligny (Bourgogne) en 1897. Ces plaques décrivent un calendrier lunaire de douze mois, chacun étant constituée de 29 ou 30 jours. Pour mettre ce calendrier en conformité avec les mouvements du soleil, un mois supplémentaire a été inséré chaque troisième année. Les mois sont définis comme étant soit mat (bon ou de bon augure) ou anm (pour anmat, défavorable). D'autre part, chaque mois a été scindé en deux périodes de quinze jours, peut-être en fonction de la croissance et de la décroissance de la lune.

L'année celtique était divisée en deux moitiés : une «sombre» et une autre «lumineuse». Tout comme la journée celtique commençait au crépuscule, l'année celtique commençait à Samain avec qui débute la saison sombre et qui correspond également au froid, à la tombée de la nuit et au repos. L'hiver fut aussi associé à la mort, mais il a aussi été considéré comme le temps de repos nécessaire à la régénération et à la renaissance. La partie «lumineuse» de l'année commençait, quant à elle, à Beltaine.

Toutefois, l'année celtique était plus basée sur les besoins d’agriculture et de l'élevage des troupeaux que sur la position du soleil. Avec les fêtes d'Imbolc et de Lugnasad, on peut également dire que l'année était divisée en quatre saisons : l'hiver, le printemps, l'été et la récolte. Les saisons ne commençaient pas aux dates actuelles, mais se trouvaient décalées d'environ quarante jours avec celles-ci. Chaque saison commençait par un festival : Samain vers le 1er novembre, Imbolc vers le 1er février, Beltaine vers le 1er mai et Lughnasad vers le 1er août.

Pline a noté que les Celtes commençaient leur mois le sixième jour de la lune, ce qui suggère que les fêtes celtiques auraient été initialement considérées mobiles par rapport au calendrier solaire imposé par les Romains, le calendrier Julien. Toutefois, avec l'adoption du calendrier julien, puis du calendrier grégorien par la suite, les fêtes celtiques furent stabilisées autour de ces dates. Ce sont ces dates qui sont aujourd'hui retenues par la plupart des mouvements druidiques contemporains.






Le Rôle social des fêtes d'inter-saison :

Des taches agraires spécifiques étaient associées aux différentes fêtes. Avec l'arrivée du Christianisme les fêtes ont été réaffectées par l'église à différents festivals, et des saints sont devenus le cœur de différents rituels. De récentes études menées sur les traditions folkloriques ont montré qu'une bonne partie de l'ancienne religion a survécu jusqu'à nos jours à travers différentes pratiques, en particulier dans les zones rurales.

Les rythmes cycliques propres aux animaux domestiques qui soutiennent la vie humaine sous-tendent l'organisation sociale du temps. Parmi ceux-ci les moutons semblent avoir joué un rôle de premier plan en raison de la courte durée et de l'immuabilité de deux de leurs biorythmes fondamentaux, à savoir la migration vers les hautes terres au Printemps et l'ovulation des femelles peu après la mi-été.

Les agneaux naissaient à l'époque d'Imbolc. Dans le même temps, les agriculteurs commençaient à labourer la terre en prévision des semailles. Le début de la saison d'agnelage apportait également du lait frais à un moment de l'année où le lait de vache était généralement indisponible, et que les stocks de provisions pour l'hiver, légumes, céréales et viande, devenaient très bas. Les produits alimentaires élaborés à partir du lait des brebis ainsi que les agneaux nouveau-nés étaient cruciaux pour la survie d'une famille jusqu'aux nouvelles cultures. Beaucoup de rituels d'Imbolc étaient axés sur l'assurance d'un approvisionnement régulier en produits alimentaires jusqu'aux récoltes qui auront lieu six mois plus tard. En outre, en association avec la production alimentaire, Imbolc était également associé à des rituels destinés à favoriser la santé et la fertilité humaine. Tout comme la fin de l'hiver, les rites d'Imbolc mettaient l'accent sur l'accroissement de la lumière et de la chaleur.

Au début de l'été, à Beltaine, après que la plupart des cultures aient été semées, les moutons et le bétail étaient transférés dans les pâturages des hautes terres, exploitant la tendance naturelle des brebis à le faire. Cette migration entraînait souvent une séparation des membres des familles, notamment les femmes célibataires et les enfants assez âgés qui accompagnaient les animaux pour l'été et qui ne revenaient qu'après les récoltes.

Vers le milieu de l'été, les brebis étaient séparées des agneaux afin de coïncider avec leur ovulation et de les encourager à se reproduire. Aux alentours de Lughnasad, les brebis et les béliers étaient réunis afin qu'ils procurent une nouvelle génération d'agneaux. Lughnasad marquait également le début des récoltes.

A la Samain, la récolte était terminée. On abandonnait dans les champs quelques grains et des légumes en offrande aux esprits de la terre et de la nature. Les troupeaux revenaient des hauts pâturages et les animaux mâles excédentaires étaient abattus et conservés pour l'hiver. Ceux qui gardaient les troupeaux rentraient chez eux afin que les familles soient réunies avant que l'hiver ne s'installe. La chasse cessait, et, à l'époque médiévale, les guerriers cessaient leurs raids belligérants jusqu'au printemps. Samain était un temps de fête pour profiter pleinement de la récolte, mais c'était aussi un moment d'instabilité surnaturelle. Quand une année se terminait et qu'une autre commençait, la frontière entre les mondes devenait plus diffuse et plus perméable, et les habitants de chaque Monde pouvaient traverser le voile invisible dans les deux sens, parfois même à leur insu.

Bien que les fêtes celtiques furent ensuite récupérées et placées sous le patronage de différents saints, l’Église ne put effacer totalement le rôle social de ces fêtes car ce calendrier était lié à l'importance des pratiques agricoles. Les activités humaines tout au long de l'année suivaient les cycles de croissance de plusieurs ressources vitales : les céréales, les légumes, les fruits, le lin, les noix, le bétail, les moutons, les porcs, les abeilles,... pour ne citer que les plus importants. Les rituels qui avaient lieu à chacune de ces fêtes avaient pour but de garantir le succès de l'homme dans les activités agricoles qui se produiraient au cours de la saison suivante.







L'étymologie d'Imbolc
:

Les chercheurs ont proposé plusieurs significations possibles pour le mot Imbolc, et toutes les suggestions qu'ils font correspondent à des aspects du festival.

Imbolc signifierait littéralement «in milk». Un des sens proposé est «la traite» ou «lactation» en référence la période de lactation du bétail, au lait des brebis disponible à cette période comme nous l'avons vu précédemment. On sait que la lactation vient aussi dans l’attente de l’enfant. Ce lait symbolise ainsi la fin d’un hiver long. Lors des cérémonies, on le verse souvent sur la terre pour encourager la vie nouvelle et remercier la Terre-Mère.

Il y a également une suggestion qui dit qu'Imbolc viendrait du vieux verbe celtique «folcaim», qui signifie «je lave» et qui est apparenté au rituel de purification qui avait lieu dans le cadre du festival. Cela permettrait aussi de le rapprocher du nettoyage et de la bénédiction des maisons qui sont associées à Imbolc dans des pratiques folkloriques actuelles.

Une autre explication possible est «dans le ventre», qui peut faire référence aux processions qui sont effectuées autour des champs, souvent considérés comme le corps de la Déesse, et dans lequel les céréales et autres cultures vont croître. Cela reflète l'association générale avec le renouveau de la nature qui débute au moment d'Imbolc.

Il peut être intéressant de noter que le verbe irlandais «imbolgaid» signifie souffler dans un soufflet. On trouve là une association avec la Forge qui est un autre aspect de Brighid, la déesse associée à Imbolc. On peut se représenter l'image de souffler sur les braises de la forge comme la volonté de réchauffer la terre froide afin de favoriser la croissance des jeunes pousses.

Imbolc : Nourrir le corps et l'âme :

Imbolc est l'un des quatre grands festivals celtiques de l'année. Dans la plupart des régions des îles britanniques, le mois de février est un mois rude et glacial. Dans l'ancienne Ecosse, le mois tombait au milieu de la période dite de «Faoilleach», le mois du loup, et il est aussi connu comme un «marbh mhiòs», un mois mort. Mais si cette saison est froide et triste, de petits mais robustes signes de la vie nouvelle commencent à apparaître : Les agneaux sont nés et les douces pluies ont apporté une herbe nouvelle. Les corbeaux commencent à construire leurs nids et on dit que les alouettes chantent avec une voix plus claire.

En Irlande, la bêche et la charrue ont préparé le terrain à recevoir la nouvelle semence ; les veaux sont nés et les pêcheurs attendent impatiemment la fin de l'hiver, de la houle et des tempêtes pour pouvoir lancer leurs embarcations sur la mer. En Écosse, la vieille femme de l'hiver, la Cailleach laisse la place à Brighid. Elle renaît comme Épouse, comme Jeune Fille du Printemps, encore fragile, mais de plus en plus forte chaque jour à mesure que le soleil ravive la terre de son feu, apportant la promesse de transformer la pénurie en abondance. On dit que Brighid, avec sa baguette blanche, insuffle la vie dans la bouche de l'hiver mort et lui fait ouvrir les yeux sur les larmes et les sourires, les soupirs et les rires du printemps. On dit aussi que le venin du froid tremble pour sa sécurité au "Jour de Brighid".

Les druides d'aujourd'hui le célèbrent Imbolc aux alentours du 1er février. Cette fête marque le début du printemps et coïncide avec la saison de l'agnelage et les premiers labours. Dans le passé, le succès de ces évènements était d'une grande importance pour des économies qui étaient tributaires de l'élevage et de l'agriculture. Si les cultures ont été ensemencées avec succès, la terre peut maintenant renaître de sa froide stérilité. Et pour que les premières graines puissent sortir, le temps chaud et doux, ainsi que la pluie, sont également essentiels.






Imbolc et Brighid :

La plupart des coutumes liées Imbolc et collectés par les folkloristes sont spécifiquement associés à Sainte-Brighid, la présumée fondatrice et abbesse du monastère de Kildare en Irlande. On pense aujourd'hui que ces coutumes étaient à l'origine associées à une déesse celtique pré-chrétienne nommée Bríg ou Bríd, et que cette déesse était l'une des figures dominantes dans l'Irlande pré-chrétienne.

La plupart des coutumes folkloriques sont basées sur la conviction que Ste-Brighid passe dans les communautés humaines à la veille de sa fête ; qu'elle béni les maisons et les objets laissés à son attention, et qu'elle reconnaît les offrandes de céréales et d'aliments qui lui sont faites. Dans certains endroits, on pense qu'elle se joint au repas familial, dans d'autres, qu'elle reste près de l'âtre, laissant peut-être une marque de sa faveur. Manifestement, Brighid a été et est perçue comme un élément crucial, une présence active qui manifeste du souci et de la compassion pour ceux qui l'invoquent.

Les survivances de la fête d'imbolc à travers le folklore :


La plupart des coutumes liées à Imbolc viennent des survivances folkloriques qui ont été recueillies au cours des deux derniers siècles. Les folkloristes ont rassemblé un grand nombre de données sur cette fête et beaucoup de données d'origine irlandaise résident maintenant dans les archives de l'Université nationale de Dublin. Ce qui suit présente différentes coutumes que nous retrouvons dans le folklore, quelques suggestions sur la signification originelle, le contexte et les pratiques que l'on retrouve jusqu'à une époque récente. Il semble qu'il y ait eu deux types de rites associés à la fête d’Imbolc : ceux pratiqués par toute la communauté, et ceux centrés sur la famille et le ménage. Parfois, quelques-unes des activités de la communauté faisaient qu'on allait d'une maison à l'autre.

Prendre du temps pour Brighid
Dans certaines régions d'Irlande, les travaux cessaient le jour de la fête d'Imbolc. A leur place avaient lieu des rites de lavages rituels en l'honneur de Brighid auprès des sources et puit sacrés, particulièrement auprès des fontaines de Brighid à Liscannor et à Faughart. En outre, dans un poème gaélique associé à Imbolc, il est dit que Brighid procède à un lavage rituel afin de mettre fin à la froidure de l'hiver. Dans certains endroits, l'autorisation du travail était limitée à des activités que nous savons avoir été associées à Brighid: les labours, le travail de la forge et tout ce qui consistait à tourner des roues: le filage, le transport en chariot, la meunerie, coudre à la machine,...

Feu et Lumière :

Un dicton Irlandais note l'allongement des jours qui marquent le temps d’Imbolc : «Au Jour de Brighid, vous pouvez ranger le chandelier et la moitié des bougies». Beaucoup de coutumes folkloriques se concentrent sur l'accroissement de la chaleur et de la lumière, la renaissance de la terre froide qui redevient meuble, et sur le processus de naissance lui-même. Il est probable que d'anciens mythes et légendes sous-tendent ces différentes coutumes, mais, à ce jour, il est difficile de dire exactement ce qu'ils étaient. Toutefois, les rituels qui avaient lieu dans le temps d'Imbolc étaient probablement, dans la plupart des cas, la perpétuation de ces mythes.

Accueillir Brighid dans son foyer
:

Dans les Highlands d'Écosse, les femmes mariées de la maison fabriquent une poupée à l'effigie de Brighid à l'aide d'une gerbe de céréales et décoré avec des rubans, des fleurs ou d'autres objets. Avec des joncs et des céréales, on prépare également une sorte de lit à côté de la cheminée. Après avoir invité rituellement Brighid à remplir ce lit, les femmes y placent la figurine. A côté du lit, on place un bâton bien droit, généralement en bois de bouleau, et auquel on aura préalablement retiré l'écorce.

Ce bâton, appelé «la baguette de Brighid», est probablement un symbole de la souveraineté de cette déesse ; il peut aussi être un symbole phallique. Puis, au moment où la famille va se coucher, la maîtresse de maison lisse soigneusement les cendres du foyer devant l'âtre. Le lendemain matin, elle examine s'il y a des traces dans la cendre qui indiqueraient que la maisonnée a bien reçue la visite de Brighid.






Les prévisions météorologiques :

Imbolc fut un temps où les agriculteurs et les pêcheurs dépendaient d'une amélioration durable de la météo, c'est pourquoi ils lui apportaient une attention particulière à cette période car ils croyaient que le temps qu'il faisait à Imbolc leur donnerait un aperçu des conditions météorologiques qui prédomineraient dans les mois à venir. En premier lieu, les conditions météorologiques d'Imbolc devaient être meilleures que la moyenne ; néanmoins, un jour particulièrement beau et agréable était vu comme de mauvais augure. De même, le vent qui prévalait à Imbolc se poursuivra le restant de l'année.

L'apparition d'un hérisson était également un signe que le temps continuera de s'améliorer. Par contre, si le hérisson était sorti mais qu'ensuite il était retourné dans son terrier, on en déduisait que les conditions hivernales allaient encore persister pendant plusieurs semaines.

Un mois de février pluvieux prédisait un bel été.

Pour les habitants des côtes, la marée la plus proche de la fête d'Imbolc était considérée comme la plus haute. C'était une opportunité pour recueillir des algues qui serviraient à fertiliser la terre. Autour de la baie de Galway, on plaçait une bernique ou un bigorneau aux quatre coins des maisons pour s'assurer une bonne pêche et une cueillette de mollusques abondante dans les mois à venir.

En Écosse, on psalmodiait un charme qui faisait référence à un serpent sortant de son trou. Cette pratique était certainement en lien avec des rites divinatoires ou de fécondité dont les origines se sont perdues dans les brumes du passé.


Source : le grimoire d'Ambrosia.





Cordialement !sunny



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Re: Le Sabbat d'Imbolc

Message  Invité le Mer 23 Jan - 9:27

Bonjour Sitting Bull,

très bel article sur Imbolc,
pour la date toutefois je privilégie celle du calendrier proposé par Keltia magazine soit le 31 janvier 2013.
Voici si cela t'intéresse une étude poussée du calendrier celtique en téléchargement :
http://keltia-magazine.blogspot.fr/2011/02/le-calendrier-des-druides-texte.html

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Re: Le Sabbat d'Imbolc

Message  Invité le Mer 30 Jan - 7:11

La purification d' Imbolc






Le rite le plus représentatif de la fête est la purification: « se laver les pieds, les mains, la tête ».
On admet généralement qu’Imbolc est une fête lustrale destinée à la purification après les rigueurs et les souillures de l’hiver. Mais la fête correspond aussi symboliquement à l’éveil initiatique et à la préparation qui aboutiront à la Renaissance de Beltaine. C’est une fête initiatique d’un passage primordial.
On sait que la tenue de chaque rituel nécessite une purification préalable. On comprend donc que cette purification est d’autant plus nécessaire quand il s’agit d’un véritable rituel initiatique. Et à cette occasion précise, la purification devient le rite lui même.

La purification se fait de deux manières :
1) par l’Eau (et l’on précise bien ici, « se laver les pieds, les mains, la tête »)
2) par le Feu : Imbolc est une fête ou le feu joue un rôle primordial puisqu’il symbolise le Soleil, source de chaleur et de lumière. Outre son rôle purificateur il est aussi le protecteur des hommes et des animaux (la fête est d’ailleurs aussi connue sous le nom de « fête des chandelles » et ces chandelles, parfois des flambeaux, sont restés dans certaines coutumes : processions, etc…).


Vesta et le culte du feu :
Les Romains honoraient Vesta la déesse du feu. Dans toutes les maisons, il y a un feu sacré qui ne doit jamais s’éteindre : il représente la déesse en personne.
Vesta étant, à Rome, une déesse vierge, les prêtresses qui étaient consacrées au service de son culte, devaient aussi être vierges.








Actuellement en astronomie, Vesta ou Hestia se trouve dans le signe du Taureau.



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Retour de Bride

Dans ce rituel, nous pouvons invoquer la bénédiction de Brigit sur tout ce que nous voulons voir apparaître au cours de l’année qui vient.
Recouvrez votre autel d’une étoffe blanche. Placer des bougies blanches en demi-cercle, ouvert devant, et entourez-les avec toute la verdure que vous pouvez trouver (traditionnellement des branches de bouleau ; on peut aussi utiliser du houx, des branches de sapin,…) Si vous pouvez trouver des fleurs pré printanières, mettez les dans un vase rempli d’eau sur l’autel, spécialement le perce-neige appelé au Pays de Galles, la Belle Fille de février.

A l’intérieur du cercle de bougies, mettez un panier d’osier sur l’autel avec un petit peu de paille ou un rembourrage semblable à l’intérieur. C’est le lit de Bride. Si vous avez le temps et les matériaux nécessaires, prenez ou faites avec de la paille une petite figure vêtue de blanc pour en faire la brideag, la poupée de Bride. Ou choisissez quelque chose pour la symboliser, comme un sac de grains ou un sachet de graines, un beau coquillage blanc ou un cristal.

Assoyez-vous face à l’Est, et tenez votre symbole de Bride, puis fermez les yeux. Prenez quelques inspirations profondes, calmez et centrez votre mental. Dites les paroles suivantes :
« Bride, Bride, entre, ton lit est fait ».

Puis dites trois fois :
« Que Bride entre, Bride est la bienvenue ».

Attendez de sentir un déplacement d’énergie qui signale sa présence dans la maison. Maintenant, mettez la figure de Bride ou son symbole dans le panier en disant :
« Je t’accueille Bride, dans ma maison. Protège-moi et sauvegarde moi toute l’année qui vient ».

Placez le symbole de Bride dans le panier. Méditez quelques instants sur ce que vous aimeriez voir apparaître, ou croitre, ce printemps : pour vous-même, votre famille, votre communauté, la Terre… Obtenez une image claire de ce à quoi chaque nouveau commencement ressemblera, et demandez à Bride de bénir la vision.














Chantez ou récitez l’invocation suivante :


Nous t'accueillons, Brigid, à la Veille de la Chandeleur,
Nous prions pour avoir ta bénédiction, la vie nouvelle à recevoir,
Ô Mère de Poésie, apprends-nous ton art,
Pour que notre inspiration puisse entrer dans chaque cœur.

Ô Maîtresse de Magie qui te tiens près du feu
Et donnes au métal brillant la forme que tu désires ;
Ô Mère des Forges, enseigne-nous ton art,
Pour que le pouvoir de changer puisse entrer dans chaque cœur.

Tu allumes le printemps pour stimuler la terre,
De sous ton manteau l'ancien a une naissance nouvelle,
O Mère de la Guérison, enseigne-nous ton art,
Pour que la paix et le contentement puissent entrer dans chaque cœur.


L'archétype de la fécondation était célébré par le biais de la grande déesse des celtes. Celle-ci, dans ce cadre, prenait la forme de Brigid chez les irlandais, Bride chez les écossais, Belisama chez les gaulois. Brigid (ou Brigit) est une déesse triple. Elle est à la fois la déesse de la santé, de la poésie, et de la forge. Sa personnalité est souvent retranscrite comme celle d'une femme encore vierge, présidant aux premières unions (d'où son nom de "Bride"), et dotée d'une grande sagesse. Elle détient les savoirs cachés qui lui permettent justement de guérir, d'utiliser les mots dans leur juste valeur, et de créer des armes magiques.







Mara FREEMAN
Vivre la Tradition Celtique au fil des saisons.











Cordialement! sunny



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Re: Le Sabbat d'Imbolc

Message  Invité le Jeu 31 Jan - 6:44

Pour la célébrer et obtenir sa protection on peut confectionner une croix de Brighid que l'on accrochera au dessus de la porte d'entrée, au-dessus du lit de bébé ou au dessus de la porte de chambre, dans le grenier ou dans l'étable.
La confection de cette croix peut s'inscrire dans un rituel d'Imbolc, un rituel de divination ou bien être l'occasion d'une activité familiale.


Comment fabriquer sa Croix de Brighid ?





On peut faire une croix de Brighid à partir de tige de blé, de brin d'herbe, de roseaux ou de jonc.
Rassemblé plusieurs douzaines de tige de même longueur. S'ils ont tendance à se briser lorsque vous les pliez, trempé dans l'eau afin de les assouplir.

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LA GRAINE : POUR EXAUCER LES VŒUX ET FAIRE RÉUSSIR LES PROJETS


Imbolc est la saison des premières fleurs - les perce-neige - signe précurseur du retrait de l'hiver et de l'approche du printemps.
C'est aussi l'époque des semailles - dans les pays tempérés, les agriculteurs surveillent le sol pour saisir le bon moment. De même, c'est la période propice pour semer d'autres "graines", des idées que vous désirez traduire à la réalité, des plans et des projets pour l'année qui vient.


Le charme suivant repose sur un principe important de la magie blanche, celui "des semblables". Les graines que vous plantez maintenant représentent vos souhaits pour
les mois à venir. Dans le cercle d'Imbolc, les graines incarnent le résultat que vous attendez de ces projets.
Bref, vous les plantez dans un sol fertile et vous vous engagez à les soigner en les confiant à la nature, comme on confie ses désirs à la magie, pour qu'ils se développent.
La magie traite de la même façon les souhaits que les graines représentent.
Pour qu'elles s'épanouissent, il faut s'en occuper aussi après le passage d'Imbolc !

À cette époque de l'année, les graines sont nombreuses.
Les jardiniers créatifs en gardent d'une année sur l'autre. La variété végétale est peu importante. Ce sont les intentions dont vous chargerez magiquement les graines et la taille de celles-ci qui importent.




Cordialement ! sunny



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Re: Le Sabbat d'Imbolc

Message  Invité le Ven 1 Fév - 6:30






Prière d’Imbolc :


Douce Déesse
Donne ton lait de bonté
Pour que nous puissions être tous nourris
Apporte-nous ton feu d’inspiration
Afin que nous puissions créer des merveilles
En nous et autour de nous
Réchauffe nos cœurs avec ton amour
Enseigne-nous avec ta sagesse
De façon que nous connaissions ta valeur
Et la valeur de l’éducation.
Dame du printemps
A ton approche
Les fleurs poussent
Et les arbres bourgeonnent
Brighid, mère de tous les êtres
Viens maintenant, nous t’implorons,
Et apporte-nous ton espoir
Brighid est venue
Brighid est bienvenue


Source : le livre de la wicca de lucy summers.



Cordialement ! sunny



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Re: Le Sabbat d'Imbolc

Message  Invité le Sam 2 Fév - 5:58

Aujourd'hui le 2 Février, je vous souhaite une bonne Renaissance. N'oubliez-pas de purifier votre logement avec l'eau bénite et surtout de faire brûler des lumières (Bougies, Cierges, etc.).
Côté repas, les crêpes et les gaufres feront la joie des enfants !


Bonne Fête d ‘Imbolcsunny

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Re: Le Sabbat d'Imbolc

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