Les 6 yogas de Naropa

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Les 6 yogas de Naropa

Message  Dhyân le Ven 22 Nov - 20:22

Nāropa naquit dans une famille royale du Bengale. Il lui fut donné le nom de Samantabhadra et devait devenir roi. Toutefois, étant plus incliné vers la voie spirituelle et les études intellectuelles, à l'âge de huit ans, il demanda à aller au Cachemire afin de recevoir une éducation supérieure. Trois années plus tard, il arriva là-bas et commença ses études d'art, de science, de grammaire, de rhétorique et de logique avec le professeur le plus célèbre de l'époque.
Après avoir complété ses études, il retourna à la maison pour découvrir que ses parents avaient arrangé son mariage avec une fille brahmane nommée Vimaladipi. Le mariage dura seulement huit ans et fut dissous sur l'insistance de Nāropa. Il retourna au Cachemire où il fut ordonné moine et poursuivit ses études.
À l'âge de vingt-huit ans, il vint vivre à Pullahari. Il reçut tout près de là des enseignements supplémentaires à l'université bouddhiste de Nālanda, où il devint plus tard abbé. Un jour, une dakini lui apparut. Elle expliqua l'importance de la pratique de la méditation, lui suggérant de rechercher le maître Tilopa pour des instructions. Ainsi, Nāropa partit à la recherche de son professeur qu'il rencontra en voyageant à l'Est. Pendant son apprentissage avec Tilopa, il fut soumis à des épreuves considérables. Toutefois, Naropa persévéra et atteignit la maîtrise des enseignements qu'il reçut. Son disciple tibétain, Marpa le traducteur, amena ces enseignements au Tibet et devint le père fondateur de la lignée Kagyüpa. Voir Mahāssidha.
Les 6 yogas de Naropa se classent ainsi :

1) Toumo : Le yoga du feu intérieur permet d’augmenter sa chaleur interne. Toumo est le yoga
primordial qui permet d’obtenir une chaleur exceptionnelle jusqu’à faire fondre la neige dans un
village, voire dans un pays entier ou bien de faire sécher des draps mouillés en un temps record.
Toumo permet de traverser les murs grâce à la réalisation de la vacuité. Pour pratiquer Toumo, il est
indispensable de suivre son lama-racine durant toute son existence comme l’ont fait les grands
maîtres cités ci-dessus.

2) Gyoulou : Le yoga du corps illusoire permet de réaliser la nature illusoire de toutes choses y
compris de nous-mêmes. Il permet de nous libérer des attachements et de l’aversion. Il consiste à
voir toute chose, y compris son propre corps comme ayant l’apparence d’une déité, l’on s’entraîne à
réaliser la vacuité en toute chose.

3) Eudsel : Le Yoga de la Claire Lumière permet de remplacer l’opacité mentale par la Claire
Lumière, la luminosité naturelle d’un esprit libre de tout karma négatif, impur. Lors des sommeils
profonds, nous y faisons l’expérience de la claire lumière.

4) Milam : Le yoga du Rêve permet de comprendre l’origine et la nature de nos rêves, c’est-à-dire
que c’est notre propre esprit qui fabrique les rêves et qu’ils sont d’une nature illusoire. Le yoga du
rêve permet de réaliser, lors du sommeil que les rêves sont comme le reflet de la lune dans l’eau.

5) Bardo : Le yoga de l’Etat intermédiaire : Le bardo est l’état intermédiaire entre la mort et la
prochaine renaissance. Au moment de la mort, notre esprit ne réalise pas de suite qu’il est
déconnecté du corps, il est comme dans l’inconscience. Cet état dure entre 7 et 49 jours. Durant cette
période, nous réalisons peu à peu que nous sommes morts. Nous voyons notre environnement mais
lorsque nous parlons à quelqu’un l’on ne nous répond pas, nous voulons manger, mais nous
apercevons que seule l’odeur des aliments nous nourrit. Notre corps a une forme allongée. A cet
instant, nous devons nous rappeler de notre lama-racine, du Bouddha afin d’être libéré dans les
champs purs et supérieurs.

6) P’owa : le Yoga du Transfert de conscience permet d’obtenir la libération au moment de la
mort. Lorsque nous n’avons pas purifié notre karma et que nous n’avons pas pratiqué le Dharma,
nous pouvons être libéré et renaître dans les champs purs grâce à la pratique du P’owa par un lama
pour nous au moment de la mort. Nous avons jusqu’au 49ème
jour après la mort pour faire intervenir
un lama, au-delà, le défunt n’est plus dans le bardo, et il est trop tard. Pour les pratiquants, il est
possible de s’entraîner à la pratique du P’owa avec un maître afin d’obtenir la libération au moment
de la mort, soit en obtenant une bonne réincarnation, soit en renaissant dans les champs purs du
Bouddha soit en atteignant l’Eveil. Celui qui pratique le P’owa ne passe pas par le bardo au moment
de la mort.


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